03.11.2009

Pascale Morel

PASCALE MOREL

OU LES FRAGILES SURGISSEMENTS

 

 

Aux marges de l’art occidental, Pascale Morel s’ouvre à l’insondable. Sous les dires exténués, sa parole d’avant-message explore à vif un ciel intime. Elle creuse dans l’irrécupérable. Art d’extraction abrupte.

La peinture est l’espace ouvert, infini, et noyé, où se joue l’autre pensée…

A chaque œuvre, Pascale Morel crève une veine d’univers. Pudique, la matière palpite. L’opacité, harcelée, s’est mise à craquer. Le chaos veille. Les couleurs s’approchent des signes de terre et de nuit, et s’imprègnent de leur obscure vitalité.

C’est la trame oubliée, maculée/immaculée, du dedans le plus profond que fait apparaître l’artiste-transmetteur, quand la vie mentale ne laisse filtrer que l’essentiel. Des taches de presque rien, fines, dures, acérées, toujours hors des traces et des passages, ensemencent l’univers.

Dans l’étreinte du ciel et de la mort, on se retrouve envahi par ces allusives architectures nuageuses, aux cicatrices de ciel. Pascale Morel sait creuser l’absence. Elle sait regarder au loin. Elle arrache d’elle ce qui gravite autour du visible et se désigne aveuglément dans les illusions sinistrées du monde. Dans le miroir profond de sa peinture, la rationalité ne sait plus faire surface…

La surface des choses est balayée, emportée sous la pression unique d’une pupille mentale, dans un paysage évidé. C’est une sourde présence terrestre, primordiale, qui couve dans l’air désertique et raréfié des grands fleuves psychiques. Et même le silence est broyé.

C’est le feu aux nuits d’origine, où se corrodent tous les signes. Art profondément vertical, où l’énergie du peintre, dans un immense effort d’arrachement aux obscures présences vitales, troue l’opacité primitive. Tout enfonce et tout renaît, quand l’étendue se déploie sans limite, quand l’intériorité la plus secrète s’arrime aux chants du monde.

Couleurs d’espace ultime, dans l’univers sans borne du dehors et du dedans. Il n’y a plus d’horizon, l’horizon est partout. Regard entre deux abîmes. Et dans les lointains, des surgissements fragiles. Comme la vie, au creux étiré du magma humain, ils apparaissent et disparaissent.

On dirait des douleurs d’espace.

 

                                                                                                                             Christian Noorbergen.

 

 

29.10.2009

Acrylique sur toile, 130X130 cm

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13.10.2009

l'ombre du vent 2

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l'ombre du vent

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16.09.2009

Actualités, expos

Actualité :

 

Sortie du catalogue en septembre 2009 :

Pascale Morel ,peintures

 grâce au concours du Conseil Régional Champagne-Ardennes et de l'Office Régional Culturel de Champagne-Ardennes

 

Préface de  Christian Noorbergen et textes d’artistes amis en correspondance :  Fabien Claude, Anne-Marie Cutolo,  Alain Maison, Isabelle Vialle.

Il est possible de le réserver auprès de  Pascale Morel,  atelier Ginkgo, 9 rue Jeanne d’Arc 10000 Troyes ou par courriel

pascale.morel224@orange.fr

 

 

Exposition des artistes de Ginkgo à la Maison du Boulanger 27 juin - 9 août 2009        

vernissage vendredi 26 juin à partir de 18H 30.

http://ginkgo3.hautetfort.com

 

 

16.06.2009

Dîner sur l'herbe

diner ginkgo.jpgDîner sur l'herbe aux ateliers GINKGO :

plus de détails : http://ginkgo3.hautetfort.com/, http://maisonduboulanger.com/ , http://www.art-contemporain.eu.org/passages/

SAMEDI 27 JUIN à partir de 19H30

et PORTES OUVERTES des ateliers :Samedi 27 et dimanche 28 juin Marianne Barbeau,Antonella Bussanich,Emmanuel Gioux,Tib Gordon, Caroline Martin,  Béatrice Meunier, Pascale Morel, Vincent Odon, Pierre Roy-Camillle, Fabien Varlet.Grâce au soutien de la Maison du Boulanger et de la Ville de Troyes

ET : exposition  des derniers travaux des artistes de Ginkgo à la Maison du Boulanger, 27 juin - 9 août , vernissage vendredi 26 juin à 18H30

27.05.2009

les mains sales

Je peins sur des toiles parce que la surface des cavernes se raréfie.
J'attends, en deçà du langage. Je m'efforce

 

 

La peinture reste un territoire, laboratoire de recherche où je gratte et me dépouille à défaut de m’épouiller conjointement.

La peinture est le seuil de la solitude et de la rencontre.

 

Je peins en toute imbécillité et me garde des conforts esthétiques qui me traquent : malgré ces précautions, je dois sans cesse perdre, dépouiller, alarmer.

La peinture , l’art est un éveil, et les artistes sont des (é)veilleurs.

Entre insomniaques .

Amis – ma famille, artistes morts ou vivants,  partagent avec moi ce reste inqualifiable, irréductible,  arrachements des êtres en sursis, en nouveaux-nés –antédiluviens .

balayer ces territoires abandonnés.

Comme la charge qui nous reviendrait ?

 

Créer, c’est peut-être endosser la liberté dans un costard usagé, et peindre serait une vaste entreprise de pressing, je m’échine à déborder le signe déjà inscrit, récupérer la genèse. Bien sûr il faut être fou, mais c’est l’illusion nécessaire ou quoi de vivable ?

Je m’arrache des signes dans un espace dont je serais responsable, rien ne me l’indique, rien ne m’empêche de me rassurer à l’abri d’un cadre. Mais je m’ennuie très vite, agnostique ? les questions abondent : et avant, c’était comment, et avant-avant ? la source ? Finalement me sens mystique, mais non, les dogmes. Un mot posé ? Non, impossible, il se dérobe. Je n’ai fait que le circonscrire, merde, je voudrais peindre RIEN, mais non, ça aussi révèle une impasse,

 

 

Peinture trompe-la-mort ? Bien sûr, heureuse mort, ou bien je ne trouverais jamais un format pour finir mes toiles ! mais quand-même,. On ne sait jamais ?

 

Peindre, juste peindre

29.03.2009

sans titre, mars 2009

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04.11.2008

Acrylique sur papier 150X100cm

comme je te le disais, peindre sans racines, tout en conservant la mémoire des racinesdernieres-nouvelles.jpg

21.10.2008

sans titre(s)

Les marchés restent nerveux

malgré l'injection de liquidités

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